En résumé
Vents contraires raconte une rencontre à hauteur d’enfant, dans un lieu commun ouvert à toutes et tous : une bibliothèque, espace de silence mais aussi de partage, de refuge et d’émancipation. Née d’un travail de recherche autour du silence, cette dystopie explore progressivement la notion de censure des livres et des bibliothèques, qui, dans certains endroits du monde, est déjà une réalité.
Là, deux enfants tissent des alliances, des amitiés et des solidarités hors du cadre familial, inventant ensemble des manières d’agir sur le monde. La fiction devient ici un outil de transformation du réel : les livres ouvrent des chemins de liberté, de réparation et de résistance, tandis que la menace qui pèse sur la bibliothèque fait écho à la disparition des mots, des récits et des mémoires.
Marionnette, musique et travail sonore participent pleinement à la dramaturgie, donnant corps aux glissements entre réalité et imaginaire. Vents contraires affirme ainsi la fiction comme un geste politique : face au silence imposé et à l’effacement, raconter et transmettre deviennent des actes de résistance, portés par les enfants eux-mêmes.
Et si la fiction avait le pouvoir de transformer la réalité ?